Vitrine des expériences, des merveilles naturelles et de la culture des Territoires du Nord-Ouest.

Billet original publié sur le site Web de Spectacular Northwest Territories.

 

Envie de sortir des sentiers battus? Et si on vous emmenait vraiment sur l’une des routes les moins fréquentées au monde?

 

L’Arctique de l’Ouest, dans les Territoires du Nord-Ouest, est la région la plus éloignée accessible en voiture. On y est aux confins de la carte, sur le toit du monde, en plein cœur d’un rêve éveillé.

 

Première portion du voyage : les 737 kilomètres de la célèbre route Dempster. Parti de la région historique du Klondike, vous franchissez le cercle arctique, puis la chaîne des monts Richardson, avant d’atteindre le mystérieux delta du Mackenzie. Pour les 138 kilomètres restants, vous empruntez la toute nouvelle route Tuk, la seule à rejoindre l’océan Arctique. C’est l’expérience la plus palpitante que vous vivrez assis derrière un volant!

 

Voici 14 raisons de vous mettre en route illico.

 

Le cercle arctique

Le cercle arctique est un parallèle pas comme les autres, un point de passage chargé d’histoire et de légendes. Et l’Arctique de l’Ouest est le seul endroit au Canada où l’on peut le franchir en voiture. Sur la route Dempster, faites une pause dans un belvédère pour admirer le spectacle du soleil de minuit s’attardant sur l’horizon. Vous voilà véritablement arrivé en Arctique, ce territoire mythique qu’une infime fraction de l’humanité a foulé.

 

La faune

Les routes de l’Arctique de l’Ouest sillonnent un véritable Serengeti polaire – ses vastes étendues sauvages fourmillent d’animaux du Nord. Que peut-on y voir? Des grizzlis patrouillant à flanc de montagne, des orignaux se frayant un chemin dans les marécages, des bélugas tournoyant dans les eaux saumâtres des lacs et des estuaires et, à certaines périodes de l’année, des hardes de caribous si denses qu’elles bloquent la route et assombrissent la ligne d’horizon.

 

Fort McPherson

 

Aussi appelé Teetł'it Zheh, qui veut dire « à l’embouchure des eaux », Fort McPherson est la première collectivité que vous croiserez sur la route Demptser. Ce sympathique village gwich’in est situé dans les contreforts des monts Richardson, au bord de la rivière Peel, un parcours populaire en kayak ou en canoë. Ne manquez pas les sépultures de la Patrouille perdue – quatre officiers de la Gendarmerie royale du Canada qui ont péri en route vers la ville appelée alors Dawson City au cours du terrible hiver de 1911. 

 

Tsiigehtchic

Son nom est difficile à prononcer, mais c’est un coup de cœur assuré. Juché au sommet d’une falaise au confluent du fleuve Mackenzie et de la rivière Arctic Red, Tsiigehtchic est un hameau gwich’in où l’on vit de la pêche, de la chasse et du piégeage traditionnels. Une halte incontournable sur la route Dempster, où l’on peut se promener sur les berges, s’arrêter au nouveau centre d’information et photographier la pittoresque église construite il y a 80 ans.

 

Les aurores boréales

Quel est l’endroit idéal pour s’émerveiller des aurores boréales? C’est dans l’obscurité, loin des villes et des sources de pollution lumineuse, que le spectacle se contemple dans toute sa splendeur. Dans la région, c’est de la fin août à septembre que le ciel s’assombrit. De nombreuses routes de l’Arctique de l’Ouest vous donneront rendez-vous avec la saisissante danse nocturne, dont la route Dempster, d’où vous pouvez admirer les vagues colorées ondulant au-dessus des monts Richardson, et la route Tuk, où la toundra scintille sous les envoûtantes lumières célestes.

 

Les terrains de camping

 

L’Arctique de l’Ouest foisonne de terrains de camping. On en trouve deux à Inuvik : ceux des parcs territoriaux Ja’k et Happy Valley. La tour d’observation du premier est appréciée des amateurs d’ornithologie, et le second est situé sur une falaise surplombant le fleuve Mackenzie et donnant sur les monts Richardson. Le camping de Vadzaih Van Tshik et ceux des parcs territoriaux Gwich’in et Nitainlaii sont quant à eux accessibles depuis la route Dempster. Ce dernier est perché sur des hauteurs dominant la rivière Peel. Son centre d’information propose une fascinante incursion dans le quotidien des Gwich’in, d’hier à aujourd’hui.

 

Le delta du Mackenzie

Avant de glisser dans l’océan Arctique, le plus long fleuve du Canada se fracture en mille criques et canaux qui abritent l’un des écosystèmes les plus riches du Nord. En chemin, les conducteurs pourront apercevoir de nombreuses espèces d’animaux et d’oiseaux de la région, visiter l’un des camps de chasse et de pêche autochtones et se faire raconter légendes et histoires du temps où les habitants du delta étaient des nomades qui parcouraient la région au rythme des saisons.

 

Inuvik

Carrefour régional de l’Arctique de l’Ouest, la petite ville animée d’Inuvik, fondée à la fin des années 1950, fut la première collectivité « planifiée » des Territoires du Nord-Ouest. Elle forme aujourd’hui une mosaïque vibrante où quelque 3 500 Inuvialuits, Gwich’in et résidents non autochtones cohabitent sur les plaines boréales qui bordent le canal le plus à l’est du delta du Mackenzie. Le secteur touristique y est florissant : hôtels, restaurants, galeries d’art et forfaitistes ne manquent pas.

 

Les festivals

Si vous visitez la région en juillet, les expositions et les activités du formidable festival Great Northern Arts d’Inuvik sauront vous divertir. L’événement attire chaque année des centaines d’artistes venus des quatre coins du monde polaire. Inuvik accueille aussi d’autres célébrations à ne pas manquer, dont le Sunrise Festival en janvier et le Muskrat Jamboree en avril. Danse, courses de traîneaux à chiens et mets traditionnels, pour ne nommer que ceux-là, sont également à l’honneur dans d’autres événements se tenant un peu partout en Arctique de l’Ouest.  

 

Les endroits d’où rapporter des souvenirs

 

À Fort McPherson, ne ratez pas votre chance de visiter la fameuse boutique Fort McPherson Tent & Canvas, où l’on trouve des tentes traditionnelles, des sacs et d’autres souvenirs. Inuvik a aussi ses boutiques d’œuvres d’art, de vêtements et d’objets d’artisanat gwich’in et inuvialuits. Offrez-vous un couteau ulu en demi-lune bien pratique, une paire de moufles ornées de perles ou encore une parka Mère Hubbard à capuchon géant, qui ne manquera pas de faire tourner les têtes. 

 

L’église igloo

C’est peut-être le monument le plus emblématique et le plus photographié du Grand Nord. Située au cœur d’Inuvik, l’église Our Lady of Victory doit son surnom – « l’église Igloo » – à sa structure cylindrique immaculée surmontée d’un dôme argenté qui rappelle les anciennes maisons de neige des Inuvialuits. Des tableaux de l’artiste locale Mona Thrasher ornent l’intérieur. 

 

Tuktoyaktuk

De son petit nom « Tuk », Tuktoyaktuk est installé sur une pointe de terre qui se projette hardiment dans l’océan Arctique. Au fil du temps, cet endroit a servi de camp de base aux Inuvialuits qui chassaient le caribou et le béluga, de station radar du Réseau d’alerte avancé et de centre d’exploration pétrolière et gazière. Aujourd’hui, il accueille les visiteurs venus voir les collines voisines (pingos), savourer des plats traditionnels (comme le muktuk) et, bien sûr, se rafraîchir les pieds dans les eaux glacées de l’océan.

 

Les pingos

C’est dans le delta du Mackenzie qu’on trouve la plus grande concentration au monde de pingos – ces curieuses collines au cœur gelé surgies du paysage plat de la toundra comme des canettes de soda qui auraient gonflé au congélateur. Huit pingos, dont celui célèbre d’Ibyuk, d’une hauteur de 15 étages, sont protégés par Parcs Canada au site canadien des pingos, situé tout juste à l’extérieur de Tuktoyaktuk. Les sommets panoramiques de ces singulières formes de relief sont prisés des amateurs de randonnée pédestre.

 

L’océan Arctique

La route Tuk, inaugurée en 2017, a fait de l’Arctique de l’Ouest l’unique endroit en Amérique du Nord d’où l’on peut rejoindre en voiture le légendaire océan Arctique. Ici, sur la côte du passage du Nord-Ouest, il est de coutume de faire trempette. Certains se contentent de mettre le gros orteil à l’eau. Les plus courageux plongent carrément – question de pouvoir se vanter d’avoir défié le froid de la vénérable mer du pôle Nord.

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