Vitrine des expériences, des merveilles naturelles et de la culture des Territoires du Nord-Ouest.

Billet original publié sur le site Web Spectacular Northwest Territories.

 

Nous avons un secret à vous dire.

 

Ça concerne le paradis aquatique du Canada – un endroit où se cachent des milliers de rivières et de lacs qui miroitent, des centaines de chutes d’eau et de sources thermales et des millions de tonnes de glace, de neige et de terre gelée.

 

Les Territoires du Nord-Ouest possèdent 163 000 kilomètres carrés de magnifique eau douce. C’est plus d’eau qu'en ont le Brésil, l’Australie, le Mexique, la Norvège et la Mongolie mis ensemble. Donc oui, c’est un paradis aquatique : un lieu de rêve pour la pêche, la voile, le canoë, la nage, le bateau à moteur, et j’en passe.

 

Sans plus tarder, voici neuf façons de profiter à fond des eaux des Territoires du Nord-Ouest.

 

Les lacs

Des lacs à l’infini! C’est ici que vous trouverez les deux plus grands lacs 100 % canadiens : le Grand lac de l’Ours et le Grand lac des Esclaves, qui couvrent une superficie totale de 60 000 kilomètres carrés… C’est plus que la Normandie et la Bretagne réunies! Autre fait intéressant : le Grand lac des Esclaves est le plus profond de toute l’Amérique du Nord avec un bas-fond à plus de 600 mètres. Quant au Grand lac de l’Ours, il arrive dixième au monde parmi les lacs les plus volumineux. En fait, il est si vaste qu’il pourrait abreuver, à lui seul, la planète entière pendant 200 ans. De pair avec d’autres immenses lacs de la région, comme le lac La Martre, le lac Kasba et le lac MacKay, ces mers intérieures sont des lieux de prédilection pour la pêche à la truite, le bateau à moteur, la voile, le canoë et le kayak, l’hydravion et bien plus encore.

 

La neige

Dans le Nord, la neige est signe de promesse. En octobre, lorsque les eaux des Territoires du Nord-Ouest figent et qu’une abondante couche de neige légère recouvre le paysage sauvage, le plaisir est au rendez-vous. Les huskies tirent les traîneaux dans les bois scintillants, les motoneigistes s’amusent dans la poudreuse, les skieurs glissent sur des pistes damées et les randonneurs, raquettes aux pieds, traversent les amas de neige. Et les adeptes de camping? Ils construisent des igloos – rien de mieux pour passer la nuit sous l’éclat des aurores boréales.

 

Les sources thermales

 

Pour rejoindre les sources thermales Kraus, il faut pagayer sur une distance de 30 kilomètres et traverser le First, un canyon bordé de falaises dans la réserve du parc national Nahanni. Nommées en l’honneur des pionniers Gus et Mary Kraus, qui y ont vécu pendant presque 30 ans (les chanceux!), ces sources thermales sulfuriques forment un spa idyllique au cœur de la contrée sauvage. Avec son eau à 32 °C toute l’année, l’endroit est un charme… malgré ses effluves d’œufs pourris. La région abrite 19 bassins thermaux du genre, et c’est sûrement de là que sont nées les légendes des jungles secrètes du Nord.

 

Les chutes d’eau

Les eaux calmes nous détendent, les rapides nous réjouissent. Mais qu’en est-il de l’eau en chute libre? C’est un pur délice pour les yeux! Dans les Territoires du Nord-Ouest, il y a tellement de chutes d’eau que la route la plus fréquentée se nomme la route des chutes. Celles en bord de route, comme Sambaa Deh, Coral, Lady Evelyn, McNallie Creek, Louise et Alexandra (aussi grande qu’un immeuble de dix étages), attirent des touristes du monde entier. Un peu à l’écart des sentiers battus se déversent de rugissantes merveilles naturelles, comme les chutes Virginia dans la réserve du parc national Nahanni. Deux fois plus hautes que les chutes du Niagara, elles forment la cascade naturelle la plus célèbre au monde.

 

Le pergélisol

Une partie de l’abondance d’eau des Territoires du Nord-Ouest est enfouie quelques centimètres sous nos pieds. En effet, toute la région repose sur le pergélisol. Le gel et la fonte de cette profonde couche de glace des terres du Nord sont source d’étrangetés, comme l’ivresse des forêts, les polygones aux coins de glace et d’autres phénomènes thermokarstiques. Le pergélisol est aussi à l’origine des célèbres pingos, ces collines de glace qui se forment tout en lenteur dans la toundra, près de Tuktoyaktuk. Et parfois, le pergélisol est pratique : certains chasseurs du coin s’en servent toute l’année pour garder leurs prises au froid.

 

Les marais

 

Les marais, bourbiers, marécages et tourbières ne sont pas terriblement attrayants – à moins que votre but soit de pêcher le grand brochet. Si c’est le cas, bienvenue au paradis perdu! Visqueuses, tièdes et stagnantes, ces eaux peu profondes abondent en roseaux – et en grands brochets. À certains endroits, comme dans les eaux légendaires et parsemées d’îles du Bras Nord du Grand lac des Esclaves, la combative bête fait dans les 20 kilos. Les pêcheurs les plus entreprenants peuvent s’adonner toute la journée à la capture et à la remise à l’eau en utilisant une cuiller (tournante ou ondulante) ou des mouches.

 

La glace

Qui dit Territoires du Nord-Ouest dit glace. Là, « glace » et « route » sont presque synonymes : le réseau de routes de glace, qui fait 2 000 kilomètres, a inspiré la célèbre émission télévisée Le Convoi de l’extrême. Faites une visite organisée du réseau à bord d’une camionnette, d’un traîneau tiré par des chiens ou d’une motoneige. Glace et pêche vont également de pair : les guides de pêche sportive vous offrent une aventure et vous aideront à mettre le grappin sur la truite, le corégone, l’inconnu et d’autres poissons encore, malgré le mètre de glace qui recouvre le Grand lac des Esclaves. Les gens font même la fête sur la glace! Chaque année, le Snowking Winter Festival a lieu tout le mois de mars, dans un somptueux palais de glace construit par le plus cool des monarques de Yellowknife et sa talentueuse équipe.

 

Les eaux minérales

 

C’est dans les Territoires du Nord-Ouest que s’épanche l’une des sources minérales les plus connues du Canada. À Rabbitkettle, dans le parc national de Nahanni, les chaudes eaux géothermiques ont pour origine les profondeurs de la Terre. Dissous, le carbonate de calcium s’écoule et forme de jolis amoncellements de tuf calcaire. Le plus gros amoncellement du Canada se situe dans le secteur nord de Rabbitkettle : il fait 30 mètres de haut, 60 mètres de large et a plus de 10 000 ans. Déchaussez-vous et partez pieds nus avec les gardes forestiers pour explorer cette formation fragile et élégante et admirer les chaudes profondeurs de cette ancienne source minérale.

 

Les rivières

Les Territoires du Nord-Ouest, c’est le royaume de la rivière. C’est là que roule le plus grand cours d’eau du pays, l’immense fleuve Mackenzie. Faisant 4 200 kilomètres de long, il achemine, seconde après seconde, plus de sept millions de litres d’eau vers le pôle Nord. C’est aussi là que coulent les rivières des Esclaves, Liard, Back, Thelon, Coppermine, Dubawnt, Hay, Anderson, Peel et Horton – qui figurent toutes parmi les 50 plus longues rivières canadiennes. Mentionnons également les circuits de canoë en eaux vives de renommée mondiale (moins imposants, mais tout aussi légendaires!), comme ceux descendant les rivières Nahanni Sud, Keele, Natla et Mountain. Sans oublier celui sur la rivière Thomsen, le circuit de canoë le plus septentrional au monde qui traverse le surnaturel parc national Aulavik.

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