La capitale du Nunavut est plus attrayante que jamais : c’est une ville moderne qui offre d’innombrables activités aux voyageurs.

 

C’est le seul endroit au Nunavut où l’on peut manger un kebab, mais si vous êtes pris d’une fringale nocturne, vous pouvez aussi savourer une poutine traditionnelle au Snack. La ville regorge de bonnes adresses où boire et manger, et la Légion royale canadienne abrite l’une des meilleures pistes de danse au nord du 60e parallèle. Si vous préférez rester à l’hôtel pour visionner un film avec une bonne bouteille, sachez qu’Iqaluit est la seule municipalité du Nunavut où l’on trouve un magasin de vins et de bières – mais si vous n’êtes que de passage, nous ne saurions trop vous recommander de sortir et d’explorer les environs!

 

Des expériences mémorables pour tous les goûts

Les entreprises touristiques locales proposent une vaste gamme de services. Bien que l’été soit merveilleux à Iqaluit – il suffit d’évoquer la randonnée et la pêche au parc territorial Sylvia Grinnell situé aux abords de la ville –, en hiver, c’est un paradis enneigé.

 

Au-delà des aurores boréales et de la pêche sur glace (deux valeurs sûres pour un premier voyage dans le Nord), les « pourvoiries » locales ont beaucoup à offrir : balades en motoneige ou en traîneau à chiens, ateliers de construction d’igloos, excursions en raquettes ou en skis dans l’arrière-pays… Vous pouvez rapidement faire le plein d’expériences arctiques typiques à proximité de la ville, au cœur de la somptueuse toundra de l’île de Baffin. Si vous estimez (à juste titre) avoir droit à une bonne bière après toutes ces expériences, partez à la découverte de la vie nocturne d’Iqaluit, de ses menus alléchants et de sa musique locale.

Si vous aimez simplement vous promener, le musée et le centre des visiteurs vous en apprendront davantage sur Iqaluit et les cultures du Nunavut. Vous y trouverez peut-être une œuvre d’art ou des souvenirs à votre goût, mais si vous cherchez encore la perle rare, vous la dénicherez sans doute dans l’une des nombreuses boutiques d’artisanat débordant notamment de sculptures, d’estampes et de vêtements en fourrure de phoque.

 

Une fascinante leçon d’histoire et de géographie

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De toute évidence, Iqaluit a marqué l’Histoire. Le dôme blanc qu’on peut apercevoir depuis la ville est un vestige du réseau d’alerte avancé qui s’étendait dans l’Arctique pendant la guerre froide pour prévenir les autorités de l’approche de bombardiers soviétiques. L’ancien avant-poste de la Compagnie de la Baie d’Hudson existe encore, placardé, dans la bourgade d’Apex. Vous pourrez découvrir seul ces bâtiments ou opter pour une visite accompagnée : votre guide vous proposera aussi d’autres arrêts incontournables et quelques boutiques charmantes. Toutefois, les vestiges d’un chapitre fascinant du passé de la région se trouvent un peu plus loin, presque à l’embouchure de la baie Frobisher. Rares sont ceux qui ont la chance de visiter ce lieu, mais vous apprécierez néanmoins son histoire.

Frobisher Bay – l’ancien nom d’Iqaluit, qui est encore le nom de la baie où se trouve la ville – a été baptisée en l’honneur de l’explorateur britannique Martin Frobisher, envoyé en 1576 par la reine Elizabeth pour extraire des minerais au nom de l’empire. Décrit tantôt comme un héros, tantôt comme un pirate, Frobisher n’a pas laissé de bons souvenirs dans la population locale. Au cours de ses trois excursions dans la baie, il a d’abord fait du troc avant de kidnapper des Inuits et de les ramener en Angleterre, où ils ont trouvé la mort; il s’est ensuite battu avec de proches parents des victimes, sur terre et sur mer. En 1578, Frobisher est rentré en Angleterre avec 1 100 tonnes de minerai sans valeur, après avoir fait verser inutilement beaucoup de sang dans les deux camps.

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Trois siècles plus tard, en 1861-1862, Charles Francis Hall s’est rendu dans l’Arctique pour tenter de faire la lumière sur l’expédition perdue de Sir John Franklin. Au cours de ses voyages, Hall a visité Frobisher Bay, et un détour lui a fait faire une découverte historique. Les Inuits qu’il a rencontrés l’ont emmené à l’île Kodlunarn – sans doute Qallunaan en inuktitut d’aujourd’hui, ou l’île de l’Homme blanc – près de l’embouchure de la baie. Témoignant de l’étonnante fidélité de la tradition orale inuite, ses guides lui ont raconté les allées et venues de Martin Frobisher et de son équipage à ce qui était alors leur camp de base, avec moult détails, comme si ces événements s’étaient déroulés la semaine précédente.

 

Quelques expressions courantes (pour les courageux)

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Ne soyez pas surpris si la prononciation de ces mots vous donne du fil à retordre. S’initier aux langues inuites requiert de la patience! La plupart des gens que vous rencontrerez parleront anglais, mais si vous voulez tenter l’expérience, sachez que les gens du Nord sont chaleureux et qu’ils seront ravis que vous essayiez. (Mais ne perdez pas le sommeil avec le q!)

 

Si quelqu’un vous dit tunngasugit (« bienvenue », prononcé toun-ngasou-git), vous pouvez répondre tunngasuppunga (« je me sens bien accueilli », prononcé toun-ngasoup-poungah).

 

Si l’on vous demande kinauvit (« comment vous appelez-vous? », prononcé ki-now-vit), dites votre nom et ajoutez ujunga (par exemple, « Patrick-ujunga », en prononçant ou-young-ah).

 

Quelques notions fondamentales : ii signifie « oui » et aagga, « non ». Mais vous pouvez simplement lever les sourcils dans le premier cas, ou froncer le nez dans le second. « Merci » se dit nakurmiik (prononcé nah-kor-mik, en mettant l’accent sur la dernière syllabe).

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